Benchmark public · 12 août 2026

Sur 100 questions réelles de comptoir, Galien.AI répond juste 90 fois sur 100.

Les IA généralistes, elles, plafonnent à une réponse juste sur deux. Pas sur des questions pièges de laboratoire : sur des cas d'officine ordinaires, ceux qui décident du médicament qu'on donne.

100 questions notées à l'aveugleMêmes règles pour tous les systèmesOutil d'information documentaire
Le score

Un seul et même jeu de questions, cinq systèmes, une seule grille de notation

Chaque système a reçu la question brute, une seule fois, avec sa propre recherche web. Aucun n'a eu droit à un indice.

Galien.AI
90/100
Gemini
3.6 Flash, palier gratuit
53/100
ChatGPT
GPT-5.6, palier intermédiaire
52/100
DeepSeek
V4 Pro, IA ouverte
52/100
Claude
Sonnet 5, sans nos sources
48/100

Score = pourcentage de réponses jugées correctes sur 100 questions de pharmacie d'officine, mesure du 12 août 2026.

Le vrai risque

Se tromper, ce n'est pas le pire. Affirmer un chiffre faux avec aplomb, si.

Un code LPP inventé, un générique qui n'existe pas, une posologie donnée pour une présentation qui n'est plus commercialisée : ce n'est pas une erreur de raisonnement, c'est une donnée fabriquée.

Galien.AI
4 %
de réponses inventées
Gemini
17 %
de réponses inventées
ChatGPT
10 %
de réponses inventées
DeepSeek
17 %
de réponses inventées
Claude
17 %
de réponses inventées

Galien.AI n'a pas seulement le meilleur score : c'est aussi le système qui invente le moins, deux à quatre fois moins que les IA généralistes du panel.

Et les 10 réponses restantes ?

Un score ne suffit pas. Galien.AI embarque un étage de vérification qui signale ses propres affirmations non confirmées.

Aucun système d'information n'est infaillible, le nôtre non plus. C'est pourquoi chaque réponse de Galien.AI est relue, après coup, par un second étage de vérification indépendant du moteur qui répond : les affirmations qui ne correspondent pas à une source réellement consultée sont signalées visuellement au pharmacien, directement dans la réponse. Les IA généralistes affirment avec le même aplomb quand elles savent et quand elles inventent. Galien.AI montre ce qui est vérifié, et dit ce qui ne l'est pas.

Le comparatif le plus honnête

Galien.AI tourne sur Claude Sonnet 5. Interrogé seul, sans nos sources, ce même modèle tombe à 48/100.

Ce n'est donc pas l'intelligence artificielle qui fait la différence. C'est ce qu'on lui donne à lire : la base de données publique des médicaments, la liste des produits et prestations remboursables, le thésaurus des interactions de l'ANSM, les référentiels d'écrasabilité, tenus à jour et vérifiés, plutôt qu'une recherche web générique lancée au dernier moment.

Pourquoi c'est difficile

Des questions qui paraissent banales, et qui ne le sont pas

Aucun piège de laboratoire ici : juste le genre de question qui arrive dix fois par jour, où l'intuition la plus probable est la mauvaise réponse.

Le comprimé est génériqué, la gélule ne l'est pas

« L'Epitomax, je peux substituer ? »

Ça dépend de la forme. Les comprimés de topiramate comptent plusieurs génériques commercialisés, mais les gélules ont leurs propres groupes, sans aucun générique inscrit. Une gélule et un comprimé de même dosage ne sont pas le même groupe de substitution.

Réponse plausible d'une IA généraliste : « Oui, le topiramate est génériqué, vous pouvez substituer. »

Source : Répertoire des groupes génériques, ANSM

Classé écrasable, mais le laboratoire s'en dédouane

« Le Previscan, je peux l'écraser pour une dame qui avale mal ? »

La liste nationale le classe écrasable, mais le laboratoire Merck a répondu le 07/05/2022 qu'il n'existe aucune donnée de stabilité une fois écrasé, et laisse la décision au soignant. Sur un anticoagulant, cette réserve n'apparaît pas dans la liste seule.

Réponse plausible d'une IA généraliste : « La liste dit écrasable, donc oui, sans réserve. »

Source : Liste nationale OMéDIT Normandie / SFPC, réponse laboratoire Merck

Ni la petite boîte, ni la grande

« L'Aspégic 1000, je prends la boîte de 30 pour en avoir d'avance. »

Mauvaise pioche dans les deux sens : sur l'Aspégic 1000 mg en sachets, seule la boîte de 20 sachets est remboursable, à 65 %, à 2,67 €. Les boîtes de 15 et de 30 sachets sont toutes les deux hors nomenclature, à prix libre.

Réponse plausible d'une IA généraliste : « Les petites boîtes sont remboursées, la grande non. »

Source : Base de données publique des médicaments, prix et taux par présentation

Deux codes voisins, le tarif du simple au double

« L'entretien hebdomadaire d'un PICC line, je facture quoi ? »

Le forfait PERFADOM22, code 1170419, à 17,86 €, qui vise spécifiquement le PICC line. À ne pas confondre avec PERFADOM21, code 1103392, à 9,16 €, qui vise l'entretien d'une voie centrale sauf PICC line : les libellés se ressemblent, le tarif non.

Réponse plausible d'une IA généraliste : un code inventé, ou le forfait générique d'entretien de voie centrale sans distinguer le PICC.

Source : Liste des produits et prestations remboursables (LPP)

Le dosage demandé n'existe simplement pas

« Le Kardégic 100, il est remboursé à combien ? »

Il n'existe pas de Kardégic 100. La gamme commercialisée comporte les dosages 75, 160 et 300 mg : la question de remboursement ne se pose donc pas telle quelle, elle dépend du dosage réellement prescrit.

Réponse plausible d'une IA généraliste : un taux et un prix pour un produit qui n'existe pas.

Source : Base de données publique des médicaments (BDPM)

Une liste de six produits, deux réponses « non » vérifiées

« Parmi Xarelto, Eliquis, Ozempic, Mounjaro, Shingrix et Prevenar 20, lesquels ont le triangle noir ? »

Deux seulement : Mounjaro, à tous ses dosages, et Prevenar 20. Les quatre autres sont explicitement déclarés non soumis à surveillance renforcée au référentiel : ce n'est pas une donnée manquante, c'est un « non » constaté.

Réponse plausible d'une IA généraliste : une réponse par ancienneté supposée du produit, au lieu du référentiel réel.

Source : Base de données publique des médicaments, surveillance renforcée

Voir les 100 questions et les réponses complètes des 5 systèmes

Méthodologie

Comment on a mesuré ça

Écrite avant de lancer le premier test, publiée telle quelle.

Des questions réelles, pas des pièges de laboratoire

100 questions ancrées sur la base de données publique des médicaments, la nomenclature LPP et le thésaurus des interactions, dans le format d'un vrai comptoir.

Aucune aide donnée à personne

Question brute, un seul passage, sans reformulation ni relance. Chaque système garde sa propre recherche web, activée pour tous.

Le milieu de gamme, pas la vitrine

Les IA généralistes testées sont celles qu'un pharmacien obtient par défaut, sans compte payant ni choix de modèle : c'est l'usage réel, pas la meilleure version disponible.

Notation à l'aveugle

Un juge IA indépendant compare chaque réponse à une référence sourcée, sur une grille binaire identique pour tous, avec relecture humaine sur les cas sensibles.

Aucun outil français concurrent n'a été nommé ni interrogé dans ce comparatif : il porte uniquement sur les IA généralistes que tout pharmacien a déjà ouvertes une fois, gratuitement, sans y penser.

Le protocole complet, les 100 questions et les réponses intégrales sont dans le rapport PDF

Questions fréquentes

Comment les réponses ont-elles été notées ?
Chaque système a reçu les 100 questions brutes, une seule fois, sans aide ni reformulation, avec sa propre recherche web activée. Un juge IA indépendant a comparé chaque réponse à une référence sourcée, en aveugle, sur une grille binaire identique pour tous : approximatif, conditionnel ou faux sur la valeur compte comme faux. Une relecture humaine est venue vérifier les cas sensibles.
Pourquoi comparer à des IA milieu de gamme plutôt qu'aux meilleures versions disponibles ?
Parce que c'est ce qu'un pharmacien obtient réellement en ouvrant ChatGPT, Gemini ou Claude sans compte payant et sans jamais choisir de modèle. Mesurer la version la plus chère de chaque éditeur aurait mesuré un usage qui n'existe presque jamais au comptoir.
Pourquoi Claude Sonnet 5 fait-il partie du comparatif ?
C'est le modèle d'IA qui fait tourner Galien.AI. L'interroger seul, sans nos sources locales ni notre système de vérification, isole ce qui fait vraiment la différence : ce n'est pas l'IA, ce sont les données qu'on lui donne à lire.
Le jeu de 100 questions est-il consultable ?
Oui, avec les réponses complètes des cinq systèmes, dans le rapport PDF téléchargeable sur cette page.
Que se passe-t-il quand Galien.AI se trompe ?
Chaque réponse est relue après coup par un second étage de vérification, indépendant du moteur qui répond. Les affirmations qui ne correspondent pas à une source réellement consultée sont signalées visuellement dans la réponse. Ce filet ne garantit pas l'absence d'erreur : il rend visible ce qui n'a pas pu être confirmé, et la vérification finale relève du pharmacien.
Galien.AI est-il un dispositif médical ?
Non. Comme Vidal ou Thériaque, c'est un outil documentaire : il ne calcule pas de dose et ne valide pas d'ordonnance. Galien.AI restitue une information documentaire sourcée. La vérification et la décision relèvent du pharmacien.

37 points d'écart avec la meilleure IA généraliste. Voyez pourquoi sur votre propre question.

Une question, sans créer de compte : le vrai moteur répond en direct, sources officielles citées.

Galien.AI restitue une information documentaire sourcée. La vérification et la décision relèvent du pharmacien.

Benchmark pharmacie : 90/100 face à ChatGPT, Gemini, Claude et DeepSeek · Galien.AI